jeudi 2 août 2012

Etat de grâce

Le nouveau président cette année ne l'a pas connu, l'état de grâce. Il parait que le monde est trop mal en point pour cela.

Pourtant, dans mon quotidien ces derniers temps, je nageais dedans. Bonheur intense, nouveautés, découvertes, mais stabilité en même temps.
Oui, j'ai sans doute fait des jaloux.

Évidemment, le quotidien reprend le dessus, l'état de grâce s'estompe et se fane. Les remises en question, les incertitudes petit à petit refont surface qu'il va falloir combattre à nouveau. La vie normale somme toute.
Sauf que beaucoup de choses ont changées et qu'il me faudra trouver de nouvelles réponses, gagner de nouveaux combats.

Ce sont ces derniers, menés contre moi-même qui donnent le plus de fil à retordre et de nuits agitées.

Nouveau voyage sur mer agitée, amarres larguées, aux armes.

lundi 14 novembre 2011

L'innocence qu'il nous reste

Ecrire innocemment des choses un peu naïves, voire légères. Où est le mal ? Puisque la vraie vie nous ramène toujours vers les ratés et les déceptions, pourquoi ne pourrait-on pas essayer de garder une simplicité bientôt disparue ? Essayer de rêver encore.
Et l’écrire pour que ça reste, pour que ça remplace l’énervement matinal, la fatigue de l’après-midi ou la soirée mélancolie ?
Pourquoi faudrait-il être désabusé et tranchant pour être intéressant ?

Oui, j’ai arrêté de croire au Père Noël comme au Prince Charmant il y a déjà longtemps. Mais pas de garder cet imaginaire qui fait aller de l’avant.

Et n’en déplaise aux cyniques désabusés et aux blasés fiers de l’être, je continuerai. Je crois encore en la vie et à tout ce qu’elle peut apporter. Vous devriez essayer. Regarder au-delà de son nombril, de son quartier, de ce que l’on connaît. Idéalisez ; ça fait rêver.

Se donner le droit de se sentir bien, pour rien. En profitez tant que l'on n'a pas tout vu, tant que l'on sait encore le faire. Simplement.

samedi 22 octobre 2011

La piscine matinale

Cette semaine j'ai testé la piscine à l'ouverture, à 7h du matin.
Pleine de bonne volonté et de motivation, j'y suis allée le sourire aux lèvres malgré le réveil difficile. Ayant une amie qui est adepte de la natation matinale, je me disais que cela était forcément génial. Je pensais surtout être tranquille, sûre que peu de gens avaient le courage de se lever aussi tôt pour faire du sport.
Et bien c'est sur ce point que j'avais tort. La piscine était aussi remplie que d'habitude, à la différence près que les gens étaient tous là pour nager, et que les enfants éclabousseurs étaient absents.

Cela aurait donc dû être une expérience agréable. C'était sans compter le respect d'autrui des parisiens. Nager dans sa ligne, c'est comme conduire dans la capitale. Les trois voitures nageurs sur deux voies, les dépassements par la droite, les paroles poétiques, le camionneur à la drague délicate, le jeune homme avec ses lunettes de plongée qui te touche malencontreusement le sein en te dépassant, la grand-mère avec ses palmes qui pousse tout le monde et j'en passe. 
Au bout de la ligne, c'est le bistrot du coin. "Ah, mais oui, les primaires, c'est François Hollande qui a gagné" (Et moi de penser : "euh, les élections ça fait quand même deux jours qu'elles sont terminées...) "Oh mais pour Sarkozy c'est pas facile, être président ça doit être dur quand même".  "Et 5 ans c'est long mais ça passe vite en fait, c'est pas grand-chose en fait..."

Retournons nager... Le dernier quart d'heure, les gens s'en vont petit à petit, la piscine se vide et je regarde le soleil se lever tout en profitant du calme qui règne enfin. Bonheur...
Ce dernier quart d'heure donne vraiment envie de réitérer l'expérience.

J'aurais pu m'arrêter sur une bonne note, si seulement il n'avait pas fallu passer par les douches - mixtes - ensuite. Mon dernier souvenir de ce début de journée à la piscine ? Le retraité qui met un soin particulier à laver ses parties génitales en posant sur moi un regard appuyé.

Un conseil : si vous n'êtes pas du matin, évitez la piscine à l'aube.
Pour ma part, je vais attendre un peu avant d'y retourner.

lundi 19 septembre 2011

L'été s'en est allé

3 longs mois d'absence.
Tous penserons que c'est parce que l'été, forcément palpitant, ne laisse pas le temps pour le pc, et encore moins pour poster des articles. J'aurais pu vous laisser croire ça...

Sauf que quand on passe l'été à Paris parce que boulot oblige, ça a un côté tout de suite beaucoup moins croustillant. Cela dit, mon bureau, au 41ème étage d'une tour plutôt connue, vaut le coup d'oeil. Mais pour les palpitations - à moins d'avoir le vertige - on repassera.

Ce n'est même pas l'ennui ou le manque d'idées qui m'a tenu éloignée de ce blog, mais simplement le manque d'envie. Il y a beaucoup, beaucoup de brouillons qui ne verront sans doute jamais la toile.

Pourtant, l'été n'a pas manqué de nouveautés, de changements, ni de supers week-end à vadrouiller par monts et par vents.

En clin d'oeil septembre s'est pointé. La rentrée, le retour au quotidien pas vraiment train-train, aux journées trop courtes et aux nouveaux projets. Les bonnes résolutions attendront.
Cette rentrée laisse le goût amer des choses qui se préparent à aller de travers. Un goût de trop ou de trop peu. Un truc qui cloche. Elle cache un manque de nouveauté tout en n'ayant rien à voir avec la précédente. Le début de la fin peut-être. Fin des études, saut le presqu'inconnu. Un sentiment étrange.
Envie d'aller de l'avant, et d'un changement radical.

lundi 6 juin 2011

En voilà deux qui iront loin

Samedi, mes deux cousines de 4 ans m'ont pris chacune par une main et m'ont dit : "Vient Hélène, les garçons c'est bête et c'est nul."
Si jeunes, et pourtant.