"Chouette, je vais pouvoir voter !" voilà ce que je me disais jusqu'à il y a peu. Mais les jours, les semaines passant, c'est devenu : "ah, je vais voter..." et puis "bon, il va falloir que je vote."
Et oui, plus le temps passait, et plus je me rendais compte à quel point le choix serait compliqué. Parce qu'il s'agit de décider qui on souhaite voir diriger notre chère belle france (hum hum...)
Ah, comme on se sent grand et mature à 17 ans passés... ! Tout fiers de se dire qu'on va enfin pouvoir voter, enfin jouer un rôle dans notre société.
Mais comment être sûrs que notre choix sera vraiment le notre ?
Sans aucune expérience de la vie, ou presque, coincé entre ses idéaux (qu'il perdra sans doute avec les années, comme tant de monde) et le discours de ses parents, le jeune regarde le JT de TF1 ou de France 2, prend note de l'opinion de son groupe d'amis et finalement ne fait pas partie de la vie active.
Je sais bien qu'on n'est plus si naïfs à 18 ans, que notre innocence on l'a presque totalement perdue. Quand on voit comment un enfant (ou un adolescent) est capable de faire faire ce qu'il veut à un adulte, la façon qu'il a de le mener où il le souhaite, on se demande, si l'adulte est maîtrisable à ce point, comment un adolescent ne pourrait pas être influençable ? Le jeune, enfermé dans son lycée, faisant navette entre ses cours et les soirées, et "jamais sans mes potes !" , est-il réellement apte à voter ?
On a beau se renseigner, lire plein de trucs différents (et je ne pense pas être complètement stupide ou sans culture), peut-on vraiment tout comprendre avec nos juste 18 ans ?
Alors quand j'entends dire que certains voudraient descendre le droit de vote à 16 ans, je ris tout doucement. Et devant ce trop plein d'informations, d'hypocrisie, de gens, d'idées incertaines, de sous-entendus, de textes volontairement incompréhensibles, de médias inutiles et mensongers, je finis par pleurer d'incompréhension et de dépit (et surtout par avoir mal à la tête).
Soudain, quand finalement on m'apprend que née au milieu du mois de mai, je ne pourrai pas voter pour les présidentielles, c'est un soupir, un sourire, de soulagement...
Et je saute sur l'innocence qui me reste, histoire de fuir les responsabilités le plus longtemps possible encore...
vendredi 29 décembre 2006
dimanche 5 novembre 2006
La vie du jeune 2
Son lycée est la salle de spectacle préférée du jeune. C'est là qu'il expose ce qu'il veut montrer et même plus souvent ce qu'il aurait préféré garder pour lui. Bien que les plus populaires soient toujours sur le devant de la scène, la place la plus intéressante, selon moi, reste celle de l'observateur, tout au fond du plateau. Elle est mieux encore que celle du public qui ne voit que ce que l'on montre. De dos, tout est si différent.
Il ne s'agit pas de timidité, mais simplement d'une envie de rigoler. Parce que vu de dos, le jeune pseudo populaire perd vite son aura. Lui aussi se ronge les ongles intérieurement. Comme tous les autres. Seulement, sa manucure extérieure est plus jolie que celle des autres. Mais si l'on gratte un peu le vernis, on peut remarquer que comme tous ses congénères, il a de la terre sous les ongles.
Le jeune en rajoute toujours un peu pour impressionner ses poteaux... Malgré tous les artifices qu'il met en place (et ils sont nombreux) il se montre tel qu'il est, au lycée.
C'est un problème dont il ne se rend pas vraiment compte. Trop de choses misées sur l'apparence. L'apparence selon moi pourrait s'apparenter au loto de ma voisine : "l'impôt sur la connerie !" On parie beaucoup, longtemps, mais on y perd beaucoup. Beaucoup d'argent mais surtout beaucoup de temps... Seulement plus on est devant la scène, plus il faut paraître, et cacher les défauts. Paillettes et froufrous, ça brille quoiqu'il arrive.
Pourtant c'est lorsque l'on éteint les projecteurs et que l'on baisse la musique, que le vrai charme fait effet... dommage que l'on ne s'en rende pas souvent compte.
A la différence de l'acteur qui joue un personnage, le jeune même s'il se met en scène de façon exagérée n'est jamais autre que lui-même.
Il ne s'agit pas de timidité, mais simplement d'une envie de rigoler. Parce que vu de dos, le jeune pseudo populaire perd vite son aura. Lui aussi se ronge les ongles intérieurement. Comme tous les autres. Seulement, sa manucure extérieure est plus jolie que celle des autres. Mais si l'on gratte un peu le vernis, on peut remarquer que comme tous ses congénères, il a de la terre sous les ongles.
Le jeune en rajoute toujours un peu pour impressionner ses poteaux... Malgré tous les artifices qu'il met en place (et ils sont nombreux) il se montre tel qu'il est, au lycée.
C'est un problème dont il ne se rend pas vraiment compte. Trop de choses misées sur l'apparence. L'apparence selon moi pourrait s'apparenter au loto de ma voisine : "l'impôt sur la connerie !" On parie beaucoup, longtemps, mais on y perd beaucoup. Beaucoup d'argent mais surtout beaucoup de temps... Seulement plus on est devant la scène, plus il faut paraître, et cacher les défauts. Paillettes et froufrous, ça brille quoiqu'il arrive.
Pourtant c'est lorsque l'on éteint les projecteurs et que l'on baisse la musique, que le vrai charme fait effet... dommage que l'on ne s'en rende pas souvent compte.
A la différence de l'acteur qui joue un personnage, le jeune même s'il se met en scène de façon exagérée n'est jamais autre que lui-même.
samedi 14 octobre 2006
Tout arrive, même le meilleur...
Qui l'eût cru ? C'est au moment où on ne s'y attendait plus. On n'y pensait même plus. Le vide disparaissait. On avait presque oublié ce que c'était. Et même plus, on était pas triste du tout. On croquait dans la vie. Et puis c'est là qu'il est arrivé. Ce petit truc qui fait qu'on peut dire à nouveau : j'ai tout. Le petit truc qui dit au revoir aux coups de blues récurrents. Le petit truc qui fait s'endormir en souriant. Le petit truc qui fait qu'on est en pleine forme le matin, qu'on en aurait même presque envie d'aller en cours. Et on se sent rempli. Heureux à nouveau. Bonheur égoïste et partagé. Envié. C'est au moment où l'on accepte de vivre sans, qu'il surgit à nouveau. Avec ses peurs et ses incertitudes aussi. Mais un sourire surtout. Si vrai, si rare et si inébranlable.
jeudi 5 octobre 2006
la vie du jeune 1
Des potins, des ragots, des secrets et des rumeurs ... on ne peut en trouver plus qu'au lycée. Le jeune ADORE ça. Et pour la diffusion rapide on est forcé d'avouer que notre lycée pourrait revendiquer des titres.
Quand on est à l'extérieur c'est plutôt drôle... Imaginez le soir à l'internat, un groupe de filles qui s'entendent bien et qui ont passé la journée avec des personnes différentes...Rien ne peut nous échapper ! Un nouveau couple, une humiliation publique, une enguelade, un rupture, une soirée réussie, prévue ou ratée, en passant par la mauvaise note de machine jusqu'à la dernière lubie de machin . On en rit et puis on fait des commentaires, parce que oui, c'est ridicule. Jusque là rien de bien méchant, ça occupe une partie des soirées, et même des conversations de la journée.
Et puis il y a une personne quelconque qui vient se plaindre de la discrétion qu'il n'y a pas eu lorsqu'elle est finalement sortie avec machin chose (et oui les couples, une heure suffit pour faire le tour du bahut). Pour toi qu'on a mise au courant et qui, bien sûr a fait tourner l'info ça n'a rien de grave. Tout cela est et reste sans importance.
Jusqu'au moment où.
Au moment où c'est toi que cela concerne. Au moment où les regards sont posés sur toi. Ils réclament avec avidité les détails, l'évolution de l'histoire....
On change d'avis à ce moment-là
Quand on est à l'extérieur c'est plutôt drôle... Imaginez le soir à l'internat, un groupe de filles qui s'entendent bien et qui ont passé la journée avec des personnes différentes...Rien ne peut nous échapper ! Un nouveau couple, une humiliation publique, une enguelade, un rupture, une soirée réussie, prévue ou ratée, en passant par la mauvaise note de machine jusqu'à la dernière lubie de machin . On en rit et puis on fait des commentaires, parce que oui, c'est ridicule. Jusque là rien de bien méchant, ça occupe une partie des soirées, et même des conversations de la journée.
Et puis il y a une personne quelconque qui vient se plaindre de la discrétion qu'il n'y a pas eu lorsqu'elle est finalement sortie avec machin chose (et oui les couples, une heure suffit pour faire le tour du bahut). Pour toi qu'on a mise au courant et qui, bien sûr a fait tourner l'info ça n'a rien de grave. Tout cela est et reste sans importance.
Jusqu'au moment où.
Au moment où c'est toi que cela concerne. Au moment où les regards sont posés sur toi. Ils réclament avec avidité les détails, l'évolution de l'histoire....
On change d'avis à ce moment-là
lundi 4 septembre 2006
Rentrée

Le plaisir des cahiers neufs et vierges sur lesquels on appose délicatement son nom. Comme pour dire : Cette année qui arrive sera mienne, tout comme ce cahier. Une année vierge à écrire.
Pour certains sobres et pour d'autres fioritures à gogo.
Et chacun ses rêves, il écrit son nom sur ce cahier neuf. Se réaliseront. Ou pas.
Conquérir le monde depuis Saint Martin l'Heureux ; est-ce possible ?
Août survivra-t-il ?
Peut-on passer de juillet à septembre en oubliant août ? Après tout si ça nous plaît ?
Peut-on oublier un mois, un an ou juste un jour sans se poser de questions ? Tourner la page sans jeter un seul coup d'oeil en arrière ? Il est possible de faire abstraction des déceptions, regrets et chagrins pour continuer, mais peut-on faire comme si ça n'avait jamais existé ? Et si l'on peut, est-ce une force ou une faiblesse ; ou bien les deux à la fois ?
Je passerai de juillet à septembre si ça me plaît, et même de 2005 à 2007 ; sans me poser de questions, s'il le faut et si j'en ai envie. Mais je ne suis pas sûre qu'il faille oublier ses erreurs, ses regrets et ses déceptions ; il y a de bons côtés en toutes choses, même les pires.
Peut-on oublier un mois, un an ou juste un jour sans se poser de questions ? Tourner la page sans jeter un seul coup d'oeil en arrière ? Il est possible de faire abstraction des déceptions, regrets et chagrins pour continuer, mais peut-on faire comme si ça n'avait jamais existé ? Et si l'on peut, est-ce une force ou une faiblesse ; ou bien les deux à la fois ?
Je passerai de juillet à septembre si ça me plaît, et même de 2005 à 2007 ; sans me poser de questions, s'il le faut et si j'en ai envie. Mais je ne suis pas sûre qu'il faille oublier ses erreurs, ses regrets et ses déceptions ; il y a de bons côtés en toutes choses, même les pires.
Cartographie de la Comédie
Ce n'est pas de moi, c'est l'intro du programme de la comédie. J'ai trouvé ça très beau...
" Dans nos campagnes, tous les arbres portent le nom d'un acteur ; c'est une règle et notre végétation ; on l'aime luxuriante !
Sous nos arbres, il y a des spectres, visibles dans les mots qu'ils ont laissés : Auteurs Classiques, n'avalant pas la poussière !
Dans notre enceinte, il y a toute la ville, toutes les campagnes, une machinerie, des hommes.
Nos couloirs sont des rues.
Boulevard des Metteurs en scène, on voit des compagnies de théâtre sous des cieux disparates et tant mieux ! C'est un boulevard qui croise la rue des Associations vous savez. Pas loin de la chaussée des Scénographes.
On rencontre des auteurs vivants rue des Auteurs Vivants, cela va de soi ! La rue est large ; d'ailleurs c'est une avenue ! Elle donne sur le cours d'Aujourd'hui.
Acteurs du monde entier, musiciens de tous les horizons, spectateurs d'ici et là, techniciens de la rue des Intermittents ou du passage des Permanents, tous portent Parole au Carrefour des Assemblées ; vous savez, dans le quartier des Pulsations Partagées. "
" Dans nos campagnes, tous les arbres portent le nom d'un acteur ; c'est une règle et notre végétation ; on l'aime luxuriante !
Sous nos arbres, il y a des spectres, visibles dans les mots qu'ils ont laissés : Auteurs Classiques, n'avalant pas la poussière !
Dans notre enceinte, il y a toute la ville, toutes les campagnes, une machinerie, des hommes.
Nos couloirs sont des rues.
Boulevard des Metteurs en scène, on voit des compagnies de théâtre sous des cieux disparates et tant mieux ! C'est un boulevard qui croise la rue des Associations vous savez. Pas loin de la chaussée des Scénographes.
On rencontre des auteurs vivants rue des Auteurs Vivants, cela va de soi ! La rue est large ; d'ailleurs c'est une avenue ! Elle donne sur le cours d'Aujourd'hui.
Acteurs du monde entier, musiciens de tous les horizons, spectateurs d'ici et là, techniciens de la rue des Intermittents ou du passage des Permanents, tous portent Parole au Carrefour des Assemblées ; vous savez, dans le quartier des Pulsations Partagées. "
mardi 25 juillet 2006
Vive le naturel
Je viens de retrouver ce texte que j'ai écrit en juillet 2005 quand je bossais au luxembourg. Ce n'est pas du grand art, mais un an après il me fait encore sourire.
Il y a pas mal de gens qui font rire. Qui me font rire.
Prenez, par exemple, ceux qui sont venus manger, ce midi, dans cette sorte de cantine améliorée.
Face à moi, trois personnes. Un homme et une femme de chaque côté.
C'est sur la femme à sa droite que se porte toute mon attention. (Celle qui ne manquera pas de vous faire sourire).
Quinquagénaire - je suppose - qui refuse de vieillir - une de plus.
Tout de blanc vêtue, elle porte une jupe dentelée et fendue. Fendue..., fendue... Ah, voilà, j'aperçois enfin le bout. Haut de la cuisse. Elle a également un débardeur, joli décolleté. Il met en valeurs ses seins qui, usés par les années, tombent.
Pour contraster avec ce blanc éblouissant, elle a noué autour de sa taille, un foulard léopard.
A ses pieds, des sandales à talons compensés, dorés.
Un bracelet à sa cheville, un bracelet et une montre à son bras gauche, et un bracelet-bague à son bras droit. Une bague à chaque doigt. Sauf le pouce - le pauvre. Un collier aussi.
Le tout en or. Ou en plaqué or. Ou en toc, je ne sais pas. Ce que je vois, c'est que ça brille. Etincelant au soleil. Une teinture blonde platine, pour cacher les nouveaux cheveux blancs. Malgré ces efforts, on aperçoit quand même ses racines, foncées.
Elle ponctue chacune de ses paroles d'amples mouvements des mains. Mains, bien sûr, parfaitement manucurées.
On peut se douter, au premier coup d'œil, qu'elle est adepte de l'auto-bronzant, du fond de teint et du fard à paupières.
Moins hautaine, elle aurait sans doute été jolie. Peut-être même qu'elle aurait été belle...
Si elle avait eu 16 ans.
Mais il y a pire.
Il y a cet homme, un peut plus loin. La quarantaine, un peu plus, sans doute. Cheveux blonds (teinture, pour changer), lunettes noires.
Il voulait ressembler à un surfeur ?
Ah.... bon.
Il y a pas mal de gens qui font rire. Qui me font rire.
Prenez, par exemple, ceux qui sont venus manger, ce midi, dans cette sorte de cantine améliorée.
Face à moi, trois personnes. Un homme et une femme de chaque côté.
C'est sur la femme à sa droite que se porte toute mon attention. (Celle qui ne manquera pas de vous faire sourire).
Quinquagénaire - je suppose - qui refuse de vieillir - une de plus.
Tout de blanc vêtue, elle porte une jupe dentelée et fendue. Fendue..., fendue... Ah, voilà, j'aperçois enfin le bout. Haut de la cuisse. Elle a également un débardeur, joli décolleté. Il met en valeurs ses seins qui, usés par les années, tombent.
Pour contraster avec ce blanc éblouissant, elle a noué autour de sa taille, un foulard léopard.
A ses pieds, des sandales à talons compensés, dorés.
Un bracelet à sa cheville, un bracelet et une montre à son bras gauche, et un bracelet-bague à son bras droit. Une bague à chaque doigt. Sauf le pouce - le pauvre. Un collier aussi.
Le tout en or. Ou en plaqué or. Ou en toc, je ne sais pas. Ce que je vois, c'est que ça brille. Etincelant au soleil. Une teinture blonde platine, pour cacher les nouveaux cheveux blancs. Malgré ces efforts, on aperçoit quand même ses racines, foncées.
Elle ponctue chacune de ses paroles d'amples mouvements des mains. Mains, bien sûr, parfaitement manucurées.
On peut se douter, au premier coup d'œil, qu'elle est adepte de l'auto-bronzant, du fond de teint et du fard à paupières.
Moins hautaine, elle aurait sans doute été jolie. Peut-être même qu'elle aurait été belle...
Si elle avait eu 16 ans.
Mais il y a pire.
Il y a cet homme, un peut plus loin. La quarantaine, un peu plus, sans doute. Cheveux blonds (teinture, pour changer), lunettes noires.
Il voulait ressembler à un surfeur ?
Ah.... bon.
jeudi 22 juin 2006
L'explorateur
De découvertes en découvertes... La vie est un éternel voyage.
Certains jours on se retrouve dans la jungle sans avoir rien demandé. D'autres jours, plus fréquents, c'est le désert. Et puis parfois, par hasard, par bonheur, on tombe sur une île paradisiaque, une forêt enchantée, ... Un endroit empli de gens extraordinaires (au sens propre et au figuré) et de surprises agréables. Alors on s'y attache plus vite qu'on ne croit, on construit une petite cabane et on sourit beaucoup. Le problème c'est que nous ne sommes pas maîtres du départ. Et le jour arrive où il faut partir. On se retrouve à naviguer de nouveau sur des eaux tourmentées sans avoir bien compris ce qu'il s'est passé. Et tout est à recommencer.
Au fil des années, des épreuves, on sait de mieux en mieux naviguer, on finit par devenir capitaine du navire. Mais je me demande si finalement on est les plus forts et si on s'installe sur une île choisie ou bien si l'on finit par s'habituer aux tempêtes et qu'on reste sur l'eau en essayant de ne pas s'en soucier...
En tout cas j'aimerais bien être prévenue avant le prochain départ. Cette escale-là n'est peut-être pas parfaite, mais tout de même, je l'aime bien.
Certains jours on se retrouve dans la jungle sans avoir rien demandé. D'autres jours, plus fréquents, c'est le désert. Et puis parfois, par hasard, par bonheur, on tombe sur une île paradisiaque, une forêt enchantée, ... Un endroit empli de gens extraordinaires (au sens propre et au figuré) et de surprises agréables. Alors on s'y attache plus vite qu'on ne croit, on construit une petite cabane et on sourit beaucoup. Le problème c'est que nous ne sommes pas maîtres du départ. Et le jour arrive où il faut partir. On se retrouve à naviguer de nouveau sur des eaux tourmentées sans avoir bien compris ce qu'il s'est passé. Et tout est à recommencer.
Au fil des années, des épreuves, on sait de mieux en mieux naviguer, on finit par devenir capitaine du navire. Mais je me demande si finalement on est les plus forts et si on s'installe sur une île choisie ou bien si l'on finit par s'habituer aux tempêtes et qu'on reste sur l'eau en essayant de ne pas s'en soucier...
En tout cas j'aimerais bien être prévenue avant le prochain départ. Cette escale-là n'est peut-être pas parfaite, mais tout de même, je l'aime bien.
jeudi 15 juin 2006
Il faudrait qu'on m'explique
Il faudrait qu'on m'explique pourquoi je commence ce blog. Il faudrait qu'on m'explique comment ça fonctionne, comment on fait pour mettre une photo dans le profil, qu'on m'explique pourquoi, alors que je suis née au mois de mai, pourquoi il m'affirme que je suis sagittaire. (et pourquoi j'ai 16 ans et pas 17).
Mais s'il n'y avait que cela.. Je crois qu'il faudrait aussi qu'on m'explique pourquoi il y a des gens que je n'arrive pas à comprendre, pourquoi on change et qu'on ne s'en rend même pas compte, pourquoi un jour on se réveille et les gens autour de nous ne sont plus les mêmes, il faudrait aussi qu'on m'explique pourquoi j'ai tant besoin qu'on me l'explique, pourquoi c'est comme ça et pas autrement, pourquoi la vie en général, pourquoi je veux tellement, qu'on m'explique pourquoi.
Mais s'il n'y avait que cela.. Je crois qu'il faudrait aussi qu'on m'explique pourquoi il y a des gens que je n'arrive pas à comprendre, pourquoi on change et qu'on ne s'en rend même pas compte, pourquoi un jour on se réveille et les gens autour de nous ne sont plus les mêmes, il faudrait aussi qu'on m'explique pourquoi j'ai tant besoin qu'on me l'explique, pourquoi c'est comme ça et pas autrement, pourquoi la vie en général, pourquoi je veux tellement, qu'on m'explique pourquoi.
Inscription à :
Articles (Atom)