lundi 14 novembre 2011

L'innocence qu'il nous reste

Ecrire innocemment des choses un peu naïves, voire légères. Où est le mal ? Puisque la vraie vie nous ramène toujours vers les ratés et les déceptions, pourquoi ne pourrait-on pas essayer de garder une simplicité bientôt disparue ? Essayer de rêver encore.
Et l’écrire pour que ça reste, pour que ça remplace l’énervement matinal, la fatigue de l’après-midi ou la soirée mélancolie ?
Pourquoi faudrait-il être désabusé et tranchant pour être intéressant ?

Oui, j’ai arrêté de croire au Père Noël comme au Prince Charmant il y a déjà longtemps. Mais pas de garder cet imaginaire qui fait aller de l’avant.

Et n’en déplaise aux cyniques désabusés et aux blasés fiers de l’être, je continuerai. Je crois encore en la vie et à tout ce qu’elle peut apporter. Vous devriez essayer. Regarder au-delà de son nombril, de son quartier, de ce que l’on connaît. Idéalisez ; ça fait rêver.

Se donner le droit de se sentir bien, pour rien. En profitez tant que l'on n'a pas tout vu, tant que l'on sait encore le faire. Simplement.

samedi 22 octobre 2011

La piscine matinale

Cette semaine j'ai testé la piscine à l'ouverture, à 7h du matin.
Pleine de bonne volonté et de motivation, j'y suis allée le sourire aux lèvres malgré le réveil difficile. Ayant une amie qui est adepte de la natation matinale, je me disais que cela était forcément génial. Je pensais surtout être tranquille, sûre que peu de gens avaient le courage de se lever aussi tôt pour faire du sport.
Et bien c'est sur ce point que j'avais tort. La piscine était aussi remplie que d'habitude, à la différence près que les gens étaient tous là pour nager, et que les enfants éclabousseurs étaient absents.

Cela aurait donc dû être une expérience agréable. C'était sans compter le respect d'autrui des parisiens. Nager dans sa ligne, c'est comme conduire dans la capitale. Les trois voitures nageurs sur deux voies, les dépassements par la droite, les paroles poétiques, le camionneur à la drague délicate, le jeune homme avec ses lunettes de plongée qui te touche malencontreusement le sein en te dépassant, la grand-mère avec ses palmes qui pousse tout le monde et j'en passe. 
Au bout de la ligne, c'est le bistrot du coin. "Ah, mais oui, les primaires, c'est François Hollande qui a gagné" (Et moi de penser : "euh, les élections ça fait quand même deux jours qu'elles sont terminées...) "Oh mais pour Sarkozy c'est pas facile, être président ça doit être dur quand même".  "Et 5 ans c'est long mais ça passe vite en fait, c'est pas grand-chose en fait..."

Retournons nager... Le dernier quart d'heure, les gens s'en vont petit à petit, la piscine se vide et je regarde le soleil se lever tout en profitant du calme qui règne enfin. Bonheur...
Ce dernier quart d'heure donne vraiment envie de réitérer l'expérience.

J'aurais pu m'arrêter sur une bonne note, si seulement il n'avait pas fallu passer par les douches - mixtes - ensuite. Mon dernier souvenir de ce début de journée à la piscine ? Le retraité qui met un soin particulier à laver ses parties génitales en posant sur moi un regard appuyé.

Un conseil : si vous n'êtes pas du matin, évitez la piscine à l'aube.
Pour ma part, je vais attendre un peu avant d'y retourner.

lundi 19 septembre 2011

L'été s'en est allé

3 longs mois d'absence.
Tous penserons que c'est parce que l'été, forcément palpitant, ne laisse pas le temps pour le pc, et encore moins pour poster des articles. J'aurais pu vous laisser croire ça...

Sauf que quand on passe l'été à Paris parce que boulot oblige, ça a un côté tout de suite beaucoup moins croustillant. Cela dit, mon bureau, au 41ème étage d'une tour plutôt connue, vaut le coup d'oeil. Mais pour les palpitations - à moins d'avoir le vertige - on repassera.

Ce n'est même pas l'ennui ou le manque d'idées qui m'a tenu éloignée de ce blog, mais simplement le manque d'envie. Il y a beaucoup, beaucoup de brouillons qui ne verront sans doute jamais la toile.

Pourtant, l'été n'a pas manqué de nouveautés, de changements, ni de supers week-end à vadrouiller par monts et par vents.

En clin d'oeil septembre s'est pointé. La rentrée, le retour au quotidien pas vraiment train-train, aux journées trop courtes et aux nouveaux projets. Les bonnes résolutions attendront.
Cette rentrée laisse le goût amer des choses qui se préparent à aller de travers. Un goût de trop ou de trop peu. Un truc qui cloche. Elle cache un manque de nouveauté tout en n'ayant rien à voir avec la précédente. Le début de la fin peut-être. Fin des études, saut le presqu'inconnu. Un sentiment étrange.
Envie d'aller de l'avant, et d'un changement radical.

lundi 6 juin 2011

En voilà deux qui iront loin

Samedi, mes deux cousines de 4 ans m'ont pris chacune par une main et m'ont dit : "Vient Hélène, les garçons c'est bête et c'est nul."
Si jeunes, et pourtant.

mardi 10 mai 2011

Indépendance

Je l'ai voulue, je l'ai prise et je l'ai eue.
Et puis j'ai voulue la garder, quel qu'en soit le prix. Je l'ai protégée et conservée.
Ma situation a changé, mais elle passe toujours en premier. D'aucun diraient que j'ai tout ce que je désirais. Ils n'auront pas tord.
Seulement voilà, arrive le temps des choix et mine de rien un vague sentiment de frustration. Si ça passe après tout, comment ça peut se développer, comment avancer ? Est-ce que ça peut perdurer ?
Si j'ai la mienne je ne peux exiger la sienne. L'un dans l'autre si une seule chose changeait je me plaindrais.

La simplicité semble hors de portée.

Le paradoxe.

mardi 3 mai 2011

Once upon a time

La mort dans l'âme, le coeur brisé ça s'arrête, on laisse tout tomber. Petit à petit on reprend nos esprits et le cours de notre vie. On continue d'avancer, cahin-caha, d'un pas de plus en plus assuré. On change, on grandit, mais on n'oublie pas tout à fait.
On se dit plus jamais et tout un tas de conneries. Mais l'être humain est un peu masochiste. C'est comme lorsqu'on tombe de cheval ou de vélo : au bout d'un certain temps on se rappelle qu'on a eu mal mais on oublie la sensation de douleur ressentie. On remonte en selle parce qu'on se souvient de la vitesse et de l'ivresse.
On retente sa chance, on prend un risque. Parfois ça passe, d'autres fois ça lasse, ou bien ça casse.
Quoi qu'il en soit on le fait différemment, un peu plus prudemment ou au contraire très franchement, sans se poser de questions. L'important serait donc d'apprendre des erreurs passées. La beauté est dans l'essai, pas dans la réussite. Si l'on s'y attache, c'est peut-être que ça vaut le coup. Difficile de le savoir. C'est peut-être  pour se sentir vivant, ou bien juste pour avoir quelque chose à raconter à la pause déj.
Sans chercher les complications, elles se présentent d'elles-mêmes sans avoir été invitées. Pourtant, il sera peut-être possible de s'en débarrasser, voire même de se les acoquiner.

Aujourd'hui je dis : allez, juste pour voir.

Once upon time ... but the story does not tell the end.

"Le monde fleurit par ceux qui cèdent à la tentation" 
Julien Gracq

samedi 16 avril 2011

Se mettre au vert

De l'art de différencier la campagne et la ville.Voire d'employer ce terme si connoté de province.
Le rat des champs s'est installé en ville et ne veut plus la quitter.

Se mettre au vert de temps en temps ça fait du bien. C'est même presque salvateur. Les bienfaits en sont autant psychologiques que physiques. Parce qu'on aura beau dire tout ce qu'on veut sur la campagne, ceux qui y sont venus une fois y reviendront. Pourquoi ? Parce que c'est calme, ça permet de réfléchir, donc d'avancer. Parce que la vitesse et le stress ne permettent pas toujours d'être efficace. Cela permet aussi de prendre du recul, c'est donc essentiel. Se reposer pour repartir d'un meilleur pied. C'est aussi parce que c'est vert, c'est simple, c'est beau et ça sent bon. On prend son temps, on fait plein de choses inutiles, on discute avec les gens.
On a l'impression qu'il est possible de revenir en arrière. Comme si on pouvait recommencer, défaire et refaire les choses ratées.
Puis le corps nous en remercie : sommeil réparateur, disparition des cernes, peau qui respire, plus de pollution.

Mais alors, si c'est si bien, pourquoi préfère-t-on s'entasser dans du béton, sans espace, sans silence, sans nuit ? Je crois que c'est juste parce que nous aimons trop la compagnie de nos semblables. Nous voulons être "overbookés", stressés, dépassés. C'est une façon de se sentir utile au fond. Parce que rien n'est pire que l'ennui, il faut se sentir actif pour se sentir vivant.

Et de temps en temps, se mettre au vert, recharger les batteries.
Faire escale à la campagne rend sérénité et santé. S'y installer relève d'une autre philosophie.

mardi 29 mars 2011

I think I'll be all right

New things. I think I like new things, new flings.
Je commence à aimer le changement, à lui courir après. Envie, besoin de nouvelles aventures, de nouveaux départs, d'aller voir plus loin. De nouvelles actions, de nouvelles réactions, de commencer, recommencer et continuer.
Repartir loin. Découvrir et redécouvrir.

Une "maladie" du temps présent : la bougeotte.
Pas l'autre bout du monde, mais juste aller un peu plus loin. Marcher d'un pas décidé, rencontrer, se redécouvrir.
S'interroger, questionner, se remettre en question.
Et se prouver que tout est possible.

Le printemps, la chasse aux papillons éphémères. Juste pour dire que tout va bien, que tout ira bien.

samedi 12 mars 2011

impression

L'espace d'un instant, une pensée fugace, une idée. Une histoire nouvelle peut-être, un pas dans l'inconnu. Les questions fusent : oui ? non ? comment ? pour combien de temps ? Est-ce que cela manquera ?
Envie de changement et de plus de temps.  Quelque chose à partager.

lundi 14 février 2011

Valentines

Mon meilleur souvenir de Saint Valentin, ce n'est pas une histoire de couple.
C'est un voyage, il y a un an tout pile. Un moment où tout était détente et loisirs, où rien n'avait vraiment d'importance. La liberté.
Un moment sans responsabilités, où la seule chose à faire était profiter. Où tout ce qui comptait c'était de ne rien rater.
Et une Saint Valentin entre filles, par choix. Pas le type de soirée entre célibataires déprimées, non loin de là.

Et c'est en célibataire, un peu nostalgique mais certainement pas déprimée, que je pense à cette soirée, un sourire aux lèvres.
Reste à savoir ce que je ferais ce soir :)

Boston, Massachusetts, on y reviendra.

lundi 3 janvier 2011

N°2

Résolution n°2 : trouver un mec canon, intelligent, compréhensif, intéressant, drôle, ...

Ah, comme quoi, même la résolution n°1 n'était pas tenable.

dimanche 2 janvier 2011

Nouvel (An)

Qui dit nouvel an, dit nouvelles résolutions.
Résolution n°1 : ne pas prendre de résolutions intenables.
Résolution n°2 : ...

Voilà une liste efficace et pleine bon sens finalement.

Parce que 2011 a à peine commencé que déjà c'est le bordel.
La To Do liste est encore plus longue que d'habitude, les surprises vont bon train et je ne fais rien.

Parce qu'au fond, le bordel, c'est le mien, c'est un bordel organisé - ou presque.
Parce que les surprises ça fait partie du bordel aussi.

2011, préparons nous, ça va donc être le bordel :-)