lundi 4 septembre 2006

Rentrée


Le plaisir des cahiers neufs et vierges sur lesquels on appose délicatement son nom. Comme pour dire : Cette année qui arrive sera mienne, tout comme ce cahier. Une année vierge à écrire.
Pour certains sobres et pour d'autres fioritures à gogo.
Et chacun ses rêves, il écrit son nom sur ce cahier neuf. Se réaliseront. Ou pas.

Conquérir le monde depuis Saint Martin l'Heureux ; est-ce possible ?

Août survivra-t-il ?

Peut-on passer de juillet à septembre en oubliant août ? Après tout si ça nous plaît ?
Peut-on oublier un mois, un an ou juste un jour sans se poser de questions ? Tourner la page sans jeter un seul coup d'oeil en arrière ? Il est possible de faire abstraction des déceptions, regrets et chagrins pour continuer, mais peut-on faire comme si ça n'avait jamais existé ? Et si l'on peut, est-ce une force ou une faiblesse ; ou bien les deux à la fois ?

Je passerai de juillet à septembre si ça me plaît, et même de 2005 à 2007 ; sans me poser de questions, s'il le faut et si j'en ai envie. Mais je ne suis pas sûre qu'il faille oublier ses erreurs, ses regrets et ses déceptions ; il y a de bons côtés en toutes choses, même les pires.

Cartographie de la Comédie

Ce n'est pas de moi, c'est l'intro du programme de la comédie. J'ai trouvé ça très beau...

" Dans nos campagnes, tous les arbres portent le nom d'un acteur ; c'est une règle et notre végétation ; on l'aime luxuriante !
Sous nos arbres, il y a des spectres, visibles dans les mots qu'ils ont laissés : Auteurs Classiques, n'avalant pas la poussière !
Dans notre enceinte, il y a toute la ville, toutes les campagnes, une machinerie, des hommes.
Nos couloirs sont des rues.
Boulevard des Metteurs en scène, on voit des compagnies de théâtre sous des cieux disparates et tant mieux ! C'est un boulevard qui croise la rue des Associations vous savez. Pas loin de la chaussée des Scénographes.
On rencontre des auteurs vivants rue des Auteurs Vivants, cela va de soi ! La rue est large ; d'ailleurs c'est une avenue ! Elle donne sur le cours d'Aujourd'hui.
Acteurs du monde entier, musiciens de tous les horizons, spectateurs d'ici et là, techniciens de la rue des Intermittents ou du passage des Permanents, tous portent Parole au Carrefour des Assemblées ; vous savez, dans le quartier des Pulsations Partagées. "