vendredi 29 décembre 2006

le jeune dans le bureau de vote ?

"Chouette, je vais pouvoir voter !" voilà ce que je me disais jusqu'à il y a peu. Mais les jours, les semaines passant, c'est devenu : "ah, je vais voter..." et puis "bon, il va falloir que je vote."
Et oui, plus le temps passait, et plus je me rendais compte à quel point le choix serait compliqué. Parce qu'il s'agit de décider qui on souhaite voir diriger notre chère belle france (hum hum...)
Ah, comme on se sent grand et mature à 17 ans passés... ! Tout fiers de se dire qu'on va enfin pouvoir voter, enfin jouer un rôle dans notre société.
Mais comment être sûrs que notre choix sera vraiment le notre ?
Sans aucune expérience de la vie, ou presque, coincé entre ses idéaux (qu'il perdra sans doute avec les années, comme tant de monde) et le discours de ses parents, le jeune regarde le JT de TF1 ou de France 2, prend note de l'opinion de son groupe d'amis et finalement ne fait pas partie de la vie active.
Je sais bien qu'on n'est plus si naïfs à 18 ans, que notre innocence on l'a presque totalement perdue. Quand on voit comment un enfant (ou un adolescent) est capable de faire faire ce qu'il veut à un adulte, la façon qu'il a de le mener où il le souhaite, on se demande, si l'adulte est maîtrisable à ce point, comment un adolescent ne pourrait pas être influençable ? Le jeune, enfermé dans son lycée, faisant navette entre ses cours et les soirées, et "jamais sans mes potes !" , est-il réellement apte à voter ?
On a beau se renseigner, lire plein de trucs différents (et je ne pense pas être complètement stupide ou sans culture), peut-on vraiment tout comprendre avec nos juste 18 ans ?
Alors quand j'entends dire que certains voudraient descendre le droit de vote à 16 ans, je ris tout doucement. Et devant ce trop plein d'informations, d'hypocrisie, de gens, d'idées incertaines, de sous-entendus, de textes volontairement incompréhensibles, de médias inutiles et mensongers, je finis par pleurer d'incompréhension et de dépit (et surtout par avoir mal à la tête).

Soudain, quand finalement on m'apprend que née au milieu du mois de mai, je ne pourrai pas voter pour les présidentielles, c'est un soupir, un sourire, de soulagement...
Et je saute sur l'innocence qui me reste, histoire de fuir les responsabilités le plus longtemps possible encore...

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